Orgue de chœur de l’église de Fayl-Billot

« la musique est une âme à elle seule » Paul Claudel

Restauration en 2014 et composition actuelle de l’orgue

Un « petit orgue » romantique Daublaine et Callinet

au timbre particulier

avec quelques  tuyaux de la cathédrale de Paris

restauré en 2014

L’orgue de chœur de l’église de Fayl-Billot est un instrument de style romantique construit avec des matériaux de diverses provenances, à Paris et sans doute en région, vers 1843.

L’orgue fut offert en 1869 par Monseigneur Darboy, archevêque de Paris, natif  de Fayl-Billot. 

Lors de cette restauration, il a été observé que les sommiers sont ceux d’origine de la construction de l’orgue par Daublaine & Callinet qui ne comportait qu’un seul clavier (celui du récit) de 54 notes. Les facteurs qui se sont succédés et ont apporté sans doute des modifications sont Georgel en 1946 (signature dans le sommier du Grand-Orgue), Denis Humblot (signature sur la charpente). Les jeux ont de multiples origines, les plus anciens sont ceux de la Montre 8’, Bourdon 8’, Cor de nuit 8’, Flûte harmonique 8’, Soubasse 16’. Les tuyaux de trompette 8’ sont signés « Stolz ». 

Le projet de restauration a été initié début 2007 par deux  musiciens amateurs, Benoit Baudonnière (Paris/Toulon) et  Jean-Rémy Compain (Paris/Fayl-Billot), avec le Père Philippe Robert, curé de la paroisse, et Jean-Marie Coyer, organiste de Fayl-Billot. Ils ont été encouragés rapidement par les nombreux donateurs qui ont répondu généreusement à la souscription lancée. Puis le maire de Fayl-Billot M. Sylvain Petit et le conseiller général M. Bernard Gendrot ont permis la réalisation de ce beau projet. La restauration a été menée à bien par l’Association des Amis de l’Orgue de l’Église Notre Dame en sa Nativité, créée alors pour redonner à cet instrument attachant ses complètes capacités musicales, pour le service de la liturgie, l’organisation de concerts de qualité ainsi que la promotion et l’enseignement de la pratique de l’orgue, et pour participer au rayonnement local et régional en créant des événements culturels attractifs, avec en particulier l’appel à de jeunes talents sortant de formation, avec mise en valeur en ouverture d’ élèves d’écoles de musique locales.

Grâce au premier concert donné par des amateurs et à la souscription, l’association a pu réaliser des travaux d’urgence et les accords, pour permettre les concerts suivants.

La restauration complète a été rendue possible grâce à un plan de financement monté avec la Mairie de Fayl-Billot, avec un apport important de l’association, et différents  partenaires (Conseil Régional, Conseil Général, Crédit Agricole, Fondation du Patrimoine).

Les travaux réalisés par Guillaume Besnier et Olivier Buis (Manufacture Berrichonne de Grandes Orgues Hedelin et Cie) représentent une restauration complète de l’orgue dans l’objectif de redonner une esthétique romantique en cohérence avec la période de l’installation de l’orgue dans l’église en 1869. L’alimentation en vent a été revue, un moteur neuf plus puissant a été installé. Les porte-vent en zinc ont été remplacés par des porte-vent silencieux. Les sommiers ont été restaurés entièrement. La mécanique intérieure de la console est neuve, du fait de l’agrandissement de l’étendue du pédalier et de l’ajout d’une tirasse récit. La disposition des tuyaux dans l’orgue a été revue de façon plus cohérente et pour faciliter l’entretien, devenu impossible pour certains tuyaux. Les sommiers du récit ont été déplacés pour que les lames expressives ne touchent plus les tuyaux de trompette. La composition de l’orgue a été revue et deux jeux neufs ont été installés (Flûte Octaviante 4 et Octavin 2).

L’orgue restauré est ainsi composé :

Grand-orgue : Montre 8, Bourdon 8, Flûte harmonique 8,  Prestant 4,  Plein-Jeu III

Récit expressif : Gambe 8, Cor de nuit 8,  Voix céleste 8,  Flûte Octaviante 4, Octavin 2, Trompette 8, Basson-Hautbois 8

Pédale : Soubasse 16

Effets : Tirasse Grand-orgue, Tirasse Récit, Accouplement II/I, Expression récit

« La grande musique détend l’esprit, suscite des émotions profondes et invite presque naturellement à élever l’esprit et le cœur vers Dieu dans toutes les situations, aussi bien joyeuses que tristes, de l’existence humaine. La musique peut devenir une prière»  BENOÎT XVI  ROME 19 OCTOBRE 2009


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